26 juillet 2008

Mais où donc est Robin?

Dans les deux dernières adaptations cinématographiques du justicier nocture Batman par Christopher Nolan, Batman Begins et The Dark Knight, il y a une absence qui se fait énormément sentir: celle du "Boy Wonder", Robin. Ce fut d'ailleurs également le cas pour les deux films réalisés par Tim Burton. Ce n'est que lorsque Joel Schumacher prit les rênes de la franchise au milieu des années 90 avec les très horribles Batman Forever et Batman & Robin que le jeune Dick Grayson put se joindre à Bruce Wayne dans son combat continu contre les forces du mal de Gotham City.

Christopher Nolan explique cette situation en soulignant le fait que sa version de la légende se penche avant tout sur les premiers pas du "Dark Knight" dans sa quête de la justice et que l'addition de son fidèle compagnon si tôt dans l'histoire serait dure à justifier, surtout si l'on tient compte du fait que ce dernier se promène en shorts serrés verts et porte une veste orange pétant, ce qui se prête plutôt mal au ton réaliste et sérieux que le cinéaste a voulu donner à son interprétation du personnage.

Bien sûr, pour que Batman puisse agir comme mentor envers Robin, il faut d'abord qu'il ait fait ses preuves en tant que défenseur des nuits de Gotham et ait développé l'assurance nécessaire pour pouvoir transmettre son savoir et son expertise à la jeune recrue. On pourrait croire que c'est le rôle que servaient les deux premiers films de la série et logiquement, Robin pourrait faire son apparition dans le dernier acte, si cette version s'avérait être une trilogie.

Mais Christian Bale, l'interprète actuel de l'homme au costume de chauve-souris, aurait déclaré qu'il était plutôt réticent à l'apparition du jeune orphelin à ses côtés:
If Robin crops up in one of the new Batman films, I’ll be chaining myself up somewhere and refusing to go to work.
S'il serait assez facile de continuer à faire des films impliquant Batman sans la présence de Robin, ce serait faire injure au matériel original et prendre de grandes libertés à l'historique de Batman que d'ignorer le fait que pendant la grande majorité de sa carrière il faisait partie d'un "dynamique duo". En fait, c'est en 1940, soit moins d'un an après la première apparition de Batman dans Detective Comics, que Robin devint un personnage essentiel dans la série. Et cette collaboration fut ininterrompue pendant près de 30 ans, jusqu'à ce que Dick Grayson quitte le manoir Wayne en 1969 pour aller étudier à l'université.

Ce profond changement avait été fait dans le but de redonner un peu de crédibilité au personnage de Batman, suite à la fin de la fameuse série télévisée qui, bien qu'ayant amené le personnage à des sommets inégalés de popularité, l'avait rendu un tantinet ridicule.

Robin n'était pas entièrement supprimé de ses aventures durant les années 70, mais les apparitions de ce dernier n'étaient plus que sporadiques. En même temps, Bruce Wayne quitta son manoir et la Batcave pour s'installer plus près de l'action dans un penthouse au coeur de la ville de Gotham. Les gadgets à n'en plus finir et les ennemis farfelus furent du même coup énormément réduits et on fit place à des histoires plus sombres, plus près de l'idée originale conçue par Bob Kane et Bill Finger en 1939, d'avoir un détective de la nuit utilisant un costume de chauve-souris pour effrayer les criminels, même si cette excellente prémisse avait vite été abandonnée pour faire place à quelque chose d'entièrement différent et plus accessible.

Pourquoi donc évacuer Robin de la série, lui qui en avait presque toujours fait partie prenante? En quoi sa présence pouvait-il ternir l'image sérieuse et virile de Batman chez les jeunes lecteurs? Peut-être est-ce à cause d'extraits comme celui-ci:

Je me demande d'où les allusions à une relation homosexuelle entre les deux héros ont pu provenir. Après tout, il n'y a rien de plus normal qu'un homme adulte célibataire partageant un immense manoir avec un jeune adolescent musclé.

Cela lui fait un excellent partenaire pour des séances viriles d'entraînement:

04 juin 2008

La pomme me nargue

Je suis un très grand utilisateur du iTunes Store.

J'aime pouvoir me procurer légalement une chanson et l'écouter sur mon iPod en n'ayant qu'à faire une petite recherche et un clic de bouton.

Quand on n'aime que 3 tounes d'un artiste, c'est bien de n'avoir que 2,97$ à débourser pour se les procurer et ce, en sachant qu'une partie (aussi infime soit-elle) va se rendre ultimement à l'artiste, ou du moins indiquer à la compagnie de disques que quelqu'un quelque part est prêt à débourser pour écouter la musique qu'il a enregistrée.

Je sais que je suis de plus en plus tout seul de ma gang à penser comme ça et qu'une très grande partie d'entre vous voulez vous procurer tout gratuitement sans avoir à le justifier et que vous me regardez comme un idiot de vouloir payer pour quelque chose qu'il est si facile de se procurer sans payer une cenne. Je m'en fous. J'ai mes propres principes et je respecte votre point de vue divergent, sans vous juger.

Mais même si je suis assez satisfait du service offert par iTunes jusqu'à présent, je suis un peu frustré avec le service de vente et de location de films qui a débuté ce matin au Canada.

Premièrement, les films coûtent à peu près aussi cher qu'en DVD, mais ont une résolution inférieure, un taux de compression plus élevé et absolument aucun supplément (en plus d'avoir un son inférieur, pas de piste de commentaires ou de traduction française). Alors, à part pour ne pas avoir à me déplacer au HMV ou au Blockbuster, pourquoi devrais-je payer le même prix pour un produit inférieur? Je peux très facilement m'acheter ou louer ces DVDs et les ripper en quelques minutes sur mon Macbook dans une meilleure qualité et cela ne me coûtera pas un rond de plus.

En plus, les films disponibles en HD ne le sont que si on possède un lecteur Apple TV (249,00$ pour la version 60 Go). Bon, c'est moins cher qu'un lecteur Blu-Ray et beaucoup plus pratique, mais en même temps, c'est vraiment chiant d'avoir à s'acheter un bidule supplémentaire pour faire quelque chose qui pourrait techniquement se faire aussi bien en ne faisant que brancher un câble entre mon laptop et mon moniteur HD. Je suis conscient que cette restriction vient probablement plus des studios hollywoodiens que de Apple, mais je trouve quand même le tout ridicule.

C'est la même chose avec les DRM pour la musique, pourquoi les compagnies s'acharnent-elles à vouloir créer des restrictions ne visant que les gens voulant payer pour leur musique et leurs films comme moi? Tous ces produits sont offerts assez facilement sur BitTorrent et parce que je décide de prendre la voie de la légalité, je dois me ramasser avec dix fois plus de restrictions que mes amis pirates.

Je vais probablement m'acheter un Apple TV quand même, parce que j'aime bien le bidule et qu'il n'est pas si cher que ça pour ce qu'il offre (accès wi-fi en stream à toutes les photos, les films et la musique de mon ordinateur pour les visionner plein écran sur mon écran HD et mon système de son et location instantanée de films HD pour une durée de 30 jours), mais en attendant, je trouve ça platte qu'ils nous offrent un service pas tout à fait au point.

18 mars 2008

Photos de foetus

Échographies de bébé #3.


Échographie from the Past

Ma conjointe est présentement enceinte de notre troisième enfant, qui devrait accoucher début septembre, à peu près en même temps que ma plus vieille va entrer à l'école.

Voici donc un vidéo nostalgique de celle-ci il y a un peu moins de 5 ans, lorsqu'elle était elle-même dans le ventre de sa maman.

Rattrapage cinématographique #2 - First Blood (1982)

Oui, je sais. Mon projet de voir 1 classique par semaine est très loin d'être un succès jusqu'à présent. On est déjà à la mi-mars et je n'ai jusqu'à présent vu que deux films sur ma liste. Il va falloir que je me mette en vitesse supérieure si je veux me mettre à jour, mais bon, je vis une vie remplie.

Pour compenser, aujourd'hui, je vais vous parler non pas d'un seul film, mais d'une trilogie. Il s'agit probablement de la série de films avec la séquence de titres la plus fuckée de l'histoire du cinéma américain. Le premier épisode, adapté du roman de David Morrell, s'appelle First Blood. Non, pas Rambo I. Pour la suite, il reste encore une certaine logique: Rambo: First Blood Part II. Mais c'est au troisième que ça devient confus. Logiquement, il aurait dû s'appeler First Blood Part III ou quelque chose du genre, mais non. On a choisi tout simplement Rambo III, ce qui ne fait absolument aucun sens, puisque le nom du personnage n'apparaissait même pas dans le titre du film original.

Puis, l'année dernière, suite au succès du film Rocky Balboa, Sylvester Stallone a décidé de réactualiser son autre populaire franchise et a annoncé la sortie prochaine de John Rambo, le quatrième film de la série. Puis à la dernière minute, le nom a été changé pour tout simplement Rambo. Ce qui donne la séquence suivante:
  1. First Blood
  2. Rambo: First Blood Part II
  3. Rambo III
  4. Rambo
Quossé ça??? C'est encore plus bizarre que l'ordre des films de George Lucas! D'ailleurs, à ce propos, saviez-vous que Indiana Jones and the Temple of Doom se déroule en 1935, soit un an avant les événements de Raiders of the Lost Ark, qui se passe en 1936, même si ce dernier est sorti trois ans avant l'autre. Et ne parlons même pas des Star Wars.

Mais revenons à nos moutons. J'ai récemment visionné les 3 premiers films de la série Rambo en rafale, pour me rendre compte qu'il s'agit de 3 films complètement différents, sans grand lien entre eux, si ce n'est qu'ils mettent en scène un vétéran de la guerre du Vietnam et le colonel auquel il obéissait.

First Blood est un film qui a très mal vieilli, tout en restant encore très écoutable 25 ans plus tard, mais quand même avec un grain de sel. Disons que de meilleurs films ont été faits sur l'après-Vietnam, mais celui-ci a une certaine naïveté propre aux années 80 qui lui donne un certain charme. Les comédiens jouent comme s'ils étaient dans une pièce de théâtre et les dialogues semblent également avoir été écrits pour ce médium.

Le message passe quand même assez bien toutefois, soit que l'armée crée des machines à tuer, pour bien fonctionner en temps de guerre, mais rend ces gens totalement mésadaptés pour le monde réel, lorsqu'ils reviennent chez eux une fois leur service civique accompli. Rambo est un soldat et le sera toujours, peu importe ce qu'il voudra faire de sa vie. C'est d'ailleurs le seul fil conducteur de la série, soit l'impossibilité de cet homme de laisser son passé de combattant derrière lui. C'est la seule chose dans laquelle il excelle, et pour s'accomplir, il n'a pas vraiment le choix d'utiliser ses talents, aussi destructeurs soient-ils.

Évidemment, d'un film à l'autre, cela devient de plus en plus ridicule, tout en conservant une certaine cohérence, même si le message d'origine se dilue progressivement pour ne devenir presque rien au final. Je n'ai pas encore vu la quatrième partie, qui était récemment en salle, mais j'imagine que Stallone a sûrement voulu revenir à l'essence première du personnage, quoi que je peux me tromper.

16 janvier 2008

Rattrapage cinématographique #1 - Apocalypse Now (1979)

Pour le premier film de mon projet de découverte des classiques du 7e art, le choix fut plutôt évident. J'ai déjà tenté à plusieurs reprises au cours des années de visionner cette oeuvre de Coppola, mais chaque fois sans succès.

J'avais été plutôt impressionné par les courts extraits vus dans mes cours de cinéma à l'université et le documentaire Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse, réalisé à partir d'images filmées par l'épouse du cinéaste lors du tournage, sur lequel j'étais tombé un dimanche après-midi au Canal D, avait également piqué ma curiosité. Mais à deux reprises, je suis tombé sur une copie VHS abîmée du film (une de la vidéothèque de l'UQÀM et une autre du club vidéo près de chez moi) et plusieurs années plus tard, en visionnant une copie neuve prise au club vidéo où je travaillais (de nuit), je m'étais endormi dans les 5 premières minutes du film. J'ai aussi tenté de lire le roman Heart of Darkness (Joseph Conrad, 1902), dont Coppola s'est très librement inspiré en transposant l'action lors de la guerre du Vietnam. Je n'ai pas dû me rendre à plus de 15 pages avant de perdre tout intérêt.

J'avais donc plus ou moins abandonné l'idée de voir ce film un jour, jusqu'à ce que je vois plusieurs années plus tard une édition DVD à rabais sur Amazon, contenant la version originale de 1979 du film ainsi que la version longue (Redux). Acheteur compulsif que je suis, je me suis empressé de commander l'item (avec la version 15e anniversaire de Reservoir Dogs, également en promotion).

Puis, le boîtier en carton a amassé de la poussière dans mon salon pendant un an et demi. Il faut dire qu'avec deux enfants, un travail à temps plein et une vie sociale, il est difficile de placer dans son horaire un 3 heures à consacrer au visionnement d'une allégorie nihiliste de la guerre du Vietnam.

Voilà pourquoi ce projet tombait à point et que j'ai choisi de finalement me taper ce film, récipiendaire de la Palme d'or à Cannes en 1979. Pour commencer, j'ai décidé de m'en tenir à la version originale de 153 minutes, plutôt que de la version Redux de 202 minutes de 2004. Ce qui s'avérera un bon choix, puisque la fatigue accumulée pendant le temps des fêtes m'a fait cogner des clous pendant une bonne partie de la dernière heure du film. Mais je compte bien éventuellement m'attaquer à cette autre version et venir en parler ici. Mais pas pour l'instant, disons.

Bon, assez de mise en situation et parlons du film. J'ai été agréablement surpris dès les premières scènes de découvrir que, malgré la lourdeur du sujet, le produit final n'était pas trop aride à regarder. Aussi, je m'attendais à quelque chose de moins ancré dans la réalité du conflit et de plus intemporel, étant donné que le film a été tourné très peu de temps après la fin de la guerre du Vietnam. Je croyais également, en partie à cause du fait que le film est inspiré d'un livre de 1902, que l'utilisation de cet événement précis n'était qu'un prétexte pour situer l'histoire qu'il voulait raconter. C'est en partie vrai, surtout dans la dernière partie du film avec Marlon Brando, mais pour la majeure partie du récit, on sent vraiment que Coppola a des choses à dire sur la guerre du Vietnam et qu'il ne se gêne pas pour le faire.

Une de mes scènes préférées est celle où l'équipage du bateau qui transporte le Capitaine Willard vers sa destination accoste un bateau de pêcheurs et où un malaise s'installe lorsque celui-ci abrège froidement les souffrances de l'innocente victime de ses camarades soldats l'ayant mitraillé sauvagement de manière préventive. Cela évoque de façon fort éloquente à quel point un militaire au combat finit par perdre toute prise sur la réalité et son sens de la perspective.

On sent aussi que l'action se déroule vers la fin du conflit et on le perçoit dans le désespoir et l'égarement spirituel des troupes américaines. Comme au moment où le Lieutenant Colonel Kilgare invective des soldats qui ne savent trop que faire face à l'ennemi mourant qui leur demande de l'eau. Bien que ce soit lui qui ait ordonné quelques instants plus tôt que l'on bombarde sans merci le site et ses occupants, il trouve quand même inhumain de ne pas donner un peu d'eau à une victime directe de ces directives.

La guerre est vraiment quelque chose d'étrange.

04 janvier 2008

52 classiques que je vais voir cette année

Je tiens régulièrement à jour une base de données de tous les films que je me rappelle avoir vus dans ma vie. J'en suis présentement à 1346, ce qui équivaut en moyenne à un peu moins de 45 films par année depuis ma naissance. Évidemment, dans les dix premières années de ma vie, la fréquence était moins forte qu'aujourd'hui. Sur ce nombre, 354 ont été vus sur grand écran, soit 26%, ce qui est quand même pas mal. Il faut dire que je n'adore pas regarder mes longs-métrages sur un petit écran.

Maintenant, avec les deux enfants et le fait que je me suis récemment procuré un cinéma-maison fort respectable, cela risque de changer un peu. J'ai d'ailleurs décidé d'entreprendre un projet spécial cette année. J'ai dressé une liste de 52 classiques du cinéma que je n'ai jamais eu la chance de voir dans ma vie et je m'engage à en visionner un par semaine pendant toute l'année, question de rattraper le temps perdu. En outre, question de garder ce blogue en vie, je m'engage également à venir systématiquement laisser mes impressions ici après chaque visionnement.

Voici donc la liste des films en question:

Gone with the Wind Victor Fleming 1939
Casablanca Michael Curtiz 1942
It's a Wonderful Life Frank Capra 1946
Ladri di biciclette Vittorio De Sica 1948
12 Angry Men Sidney Lumet 1957
Breakfast at Tiffany's Blake Edwards 1961
To Kill a Mockingbird Robert Mulligan 1962
Il buono, il brutto, il cattivo Sergio Leone 1966
The Party Blake Edwards 1968
Planet of the Apes Franklin J. Schaffner 1968
C'era una volta il West Sergio Leone 1968
Z Costa-Gavras 1969
Butch Cassidy and the Sundance Kid George Roy Hill 1969
Mon oncle Antoine Claude Jutra 1971
The French Connection William Friedkin 1971
Straw Dogs Sam Peckinpah 1971
Deliverance John Boorman 1972
The Sting George Roy Hill 1973
Lenny Bob Fosse 1974
Chinatown Roman Polanski 1974
Dog Day Afternoon Sidney Lumet 1975
Jaws Steven Spielberg 1975
Network Sidney Lumet 1976
All the President's Men Alan J. Pakula 1976
The Deer Hunter Michael Cimino 1978
Manhattan Woody Allen 1979
Apocalypse Now Francis Ford Coppola 1979
Ordinary People Robert Redford 1980
Raging Bull Martin Scorsese 1980
Les Plouffe Gilles Carle 1981
First Blood Ted Kotcheff 1982
Le père Noël est une ordure Jean-Marie Poiré 1982
The King of Comedy Martin Scorsese 1983
Scarface Brian De Palma 1983
The Purple Rose of Cairo Woody Allen 1985
Hannah and Her Sisters Woody Allen 1986
Platoon Oliver Stone 1986
The Last Emperor Bernardo Bertolucci 1987
The Untouchables Brian De Palma 1987
Do the Right Thing Spike Lee 1989
Goodfellas Martin Scorsese 1990
Léolo Jean-Claude Lauzon 1992
Thirty Two Short Films About Glenn Gould François Girard 1993
Short Cuts Robert Altman 1993
La haine Mathieu Kassovitz 1995
Underground Emir Kusturica 1995
Le confessionnal Robert Lepage 1995
Mononoke-hime Hayao Miyazaki 1997
Wo hu cang long Ang Lee 2000
Amores Perros Alejandro González Iñárritu 2000
Das Experiment Oliver Hirschbiegel 2001
Good Bye Lenin! Wolfgang Becker 2003

31 décembre 2007

Noëls en famille

Voici des vidéos des 3 derniers Noëls de mes deux filles.

Noël 2005


Noël 2006


Noël 2007