29 mai 2006

Dessins extra-terrestres

En 1982, lorsque j'avais 5 ans, Steven Spielberg a réalisé le film E.T., the Extra-Terrestrial. Mes parents m'y ont amené à deux reprises, à mon très grand plaisir, au défunt Centre 2000, de Laval. Je possédais plein de produits dérivés (des figurines, des toutous, même un faux doigt qui allume !), je voulais absolument avoir la dictée magique de Texas Instruments, je désirais ardemment des Reese Pieces, je ne voulais plus m'habiller autrement qu'avec un kangourou rouge et ce que je voulais plus que tout au monde était un panier pour mettre devant mon vélo (ce que j'ai fini par avoir et qui m'a permis de simuler des scènes du film avec un de mes toutous de E.T. Je n'ai cependant jamais réussi à m'envoler avec mon vélo).

Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas ce film vieux de 24 ans, c'est un genre de Maman, j'ai raté l'avion, mais avec une bibitte brune avec la voix d'un vieux fumeur. Ses parents en visite sur la Terre ayant oublié le pauvre E.T. dans une shed, Elliot, un p'tit kid sociopathe l'adopte et le cache dans son garde-robe, le temps de trouver un moyen de le réunir avec ses parents.

Ce film m'ayant profondément marqué, je me suis mis à dessiner compulsivement mes impressions de ce personnage dans mes séances d'arts plastiques en maternelle. En voici quelques échantillons, triés sur le volet, accompagnés de la légende que j'avais fait inscrire par mon enseignante (cliquez sur les images pour les agrandir).

Le vaisseau spatial a laissé E.T. sur la Terre (3 décembre 1982).



E.T. déguisé en fantôme (15 décembre 1982).



E.T. a allongé son cou si haut qu'il a pu voir sa planète.



E.T. dit "Ouch" au frère d'Elliot. Elliot donne un bec à E.T. parce qu'il l'aime. La mère ne sait pas que E.T. est l'ami d'Elliot et qu'il est dans le garde-robe.





E.T. montrait son doigt, regardait le soleil et courait dans le gazon. Il était content.

11 mai 2006

Noces de cire

Aujourd'hui, c'était notre quatrième anniversaire de mariage, à mon épouse et moi. Pour célébrer l'occasion, notre fille a assisté à la confection d'un beau gâteau.


Vous pouvez d'ailleurs bénéficier d'une brève leçon culinaire en cliquant ici.


Pour célébrer l'occasion, toute la famille s'est habillée avec des vêtements de circonstance.


Nous avons ensuite dansé toute la famille dans le salon, sur de la musique de Strauss, Mendelsohnn et Mozart.

Solo, l'ami imaginaire de Mia, n'a pas daigné se présenter à l'occasion (encore une fois !) C'est donc contre gré de coeur qu'elle dut se résigner à danser avec son père.

09 mars 2006

Les Oscars

Crash a gagné l'Oscar du meilleur film. Je suis bien content, puisqu'il s'agissait du meilleur film des 5 en nomination selon moi. Tout comme j'étais très content que Million Dollar Baby (du même scénariste) ait remporté le même prix l'année dernière.

Marc Cassivi
, de La Presse, Richard Martineau, du Voir et Stephen King, dans Entertainment Weekly, ne sont pas de mon avis. Même s'ils ne semblent pas tout à fait surpris que ce film ait reçu l'approbation de l'Académie, ils ne croient pas qu'il s'agissait du meilleur film de 2005 : trop didactique, trop moralisateur, pas assez nuancé.

C'est drôle, on ne doit pas avoir la même définition du mot "nuance", car c'est exactement ce qui m'a plu dans ce film. Le racisme est un thème très complexe qui ne peut être résumé simplement et il peut être vu selon une multitude d'angles.

Je conviens que Crash est un film un peu brouillon et il peut effectivement sembler un peu trop centré sur une thématique précise et il est vrai que certains traits dans la structure dramatique semblent écrits au gros crayon feutre noir, mais cela ne m'a pas vraiment dérangé, parce que j'ai vu ce film comme un exercice de style, plusieurs variations sur un même thème.

Je crois, contrairement à ce que prétendent les journalistes qui ont critiqué cette victoire, que Paul Haggis a d'abord voulu nous faire réfléchir sur la problématique des conflits raciaux, pas nous rentrer dans la gorge sa position sur la question. Voici plusieurs situations où des gens de différentes races doivent inter-agir : tirez vos propres conclusions. En plus, la chanson-thème du film, In the Deep aurait dû gagner l'Oscar de la meilleure pièce originale, même si je suis très content que It's Hard Out Here for a Pimp l'ait emporté, simplement pour le principe de la chose et le drôle qui en a découlé.

Et pour ce qui est des autres films en lice, ils méritaient probablement tous de gagner également et je n'aurais pas vraiment été déçu si l'Oscar était allé à l'un d'entre eux. Brokeback Mountain était une histoire poignante et très actuelle sur le drame causé par le maintien des tabous dans notre société, réalisée avec finesse par Ang Lee et interprétée avec brio par tous les acteurs principaux. Munich était une critique très intelligente sur la futilité de la surenchère de la violence et de l'aspect non constructif de la vengeance. Good Night, and Good Luck, plus sobre que les autres mais tout aussi efficace, nous a démontré qu'il n'est pas impossible de faire une différence lorsqu'on est journaliste. En fait, tout le personnel des grands quotidiens et des salles de nouvelles en Occident devraient voir ce film et en tirer leçon.

Finalement, je n'ai pas eu la chance de voir Capote encore, mais je compte remédier à la situation dès qu'il sera disponible en DVD.

08 février 2006

Photos de foetus !

La grossesse de Mme Bonheur en est à 19 semaines. Bébé est en pleine forme, bouge beaucoup et a un développement tout à fait normal.

Voici 3 photos de l'échographie que l'on a passée ce matin (cliquez pour agrandir).

15 janvier 2006

Dessins saisonniers

En regardant de vieux dessins que j'ai pondus quand j'étais en maternelle, on se rend vite compte que je suis passé à côté d'une brillante carrière d'artiste.

Qu'à cela ne tienne, en voici quelques-uns faits en novembre et décembre 1982, pour votre plaisir et le mien (cliquez sur les images pour les agrandir) :

Le premier dessin est un autoportrait. Comme vous pouvez le constater, j'avais de très grands bras à l'époque et j'aimais bien sauter devant ma maison lorsque j'étais content.



Le dessin suivant est soit la représentation d'une peur d'enfance refoulée ou un "statement" écologique, je ne suis pas certain. La légende que j'avais fait écrire à mon enseignante était "Un lion voulait sortir de sa cage. Un gros morceau s'est cassé ; il s'est sauvé". À vous de faire vos propres déductions.


Pour une raison que j'ignore, je faisais à l'époque une fixation sur les Innus (que l'on appelait encore "esquimau" alors). J'aimais bien les dessiner jouant dans la neige. En voici un premier croquis :
Le prochain dessin se passe bien sûr d'explications. Il s'agit bien sûr du Père Noël. Notez cependant la liberté artistique qui m'a fait décider de colorier son costume en jaune. Qui a dit que le Père Noël n'avait pas le droit d'être "fashion" ?


Voici un autre esquimau, contorsionniste cette fois. Peut-être espérais-je qu'il y en ait d'autres qui, comme moi, étaient munis de ridiculement longs bras.


Et pour conclure ce petit retour en arrière, voici une oeuvre tout à fait originale d'un Esquimau affublé d'un chapeau sapin de Noël et faisant tenir en apesanteur un oeuf de Pâques géant.

13 décembre 2005

Plein de belles choses


J'ai finalement visionné The Godfather II et III, du coffret DVD qu'Annie m'avait offert pour Noël il y a 3 ans, je crois. J'avais déjà vu la deuxième partie il y a très longtemps et j'ai encore plus apprécié cette fois-ci. La troisième partie était une excellente conclusion à cette saga. Al Pacino et Andy Garcia y sont excellents. Sofia Coppola tire mieux son épingle du jeu que ce dont j'en avais entendu, mais je suis bien content qu'elle ait décidé de réaliser des films (The Virgin Suicides et Lost in Translation) comme son père, plutôt que de poursuivre une carrière d'actrice.

J'ai également loué The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, une adaptation cinématographique d'un populaire feuilleton radio britannique des années 80. Excellente comédie de science-fiction. Du bon humour "british" comme je l'aime, mais je suis resté un peu sur ma faim. J'ai commencé ce matin à lire la version "roman" de cette histoire, écrite par Douglas Adams, et je dois avouer que je suis charmé.

Au cinéma, je suis allé voir Harry Potter and the Goblet of Fire, Maurice Richard et Kiss Kiss Bang Bang.

Harry Potter, c'était à la hauteur des 3 premiers films, ainsi que du roman de J.K. Rowling. Steven Kloves a encore une fois fait un travail d'adaptation tout à fait génial. La décision de se débarasser des elfes de maison m'a charmé, Dobby et Winky me tapant royalement sur les nerfs. Et l'augmentation du rôle de Neville était une touche tout à fait appropriée. Seul bémol en fait : c'est dans ce livre qu'Harry commence à prouver à quel point il est un sorcier puissant et le film semble plutôt indiquer que c'est la chance qui lui permet de se sortir d'embarras.

Maurice Richard : Je suis très loin d'être un fan de hockey et on n'a pas besoin de l'être pour apprécier ce film. S'il est une période méconnue de notre histoire, c'est bien celle qui a précédé la Révolution tranquille. On oublie souvent à quel point les Québécois reviennent de loin et tout le chemin qui a été parcouru sur une si courte période pour que les Francophones du Québec aient la place qu'ils méritent au sein de leur propre société. Dans un tout autre ordre d'idées, ce film marque officiellement le moment où la présence de Rémy Girard dans les films québécois est devenue exagérée.

Kiss Kiss Bang Bang : Premier film de Shane Black, scénariste de la série Lethal Weapon. J'ai adoré ce film noir au scénario éclaté, encore plus jouissif qu'Ocean's Eleven. Les performances de Robert Downey Jr., Michelle Monaghan et Val Kilmer sont tout à la fait à la hauteur des dialogues, hilarants à souhait. Dommage que ce film n'ait pas été publicisé et qu'il joue dans si peu de salles, car c'est sans contredit un des films les plus divertissants de l'année.

22 novembre 2005

Un nouveau pensionnaire

Tico, un petit cochon d'inde, vient de se joindre à notre petite famille de Longueuil.

Bon, disons que je n'avais pas prévu un autre animal domestique, mais c'est un cadeau de l'oncle de Mme Bonheur (superbe cage incluse). Ma fille semble plutôt contente et il est effectivement plutôt mignon. Notre chatte Belzébuth ne semble pas encore vouloir recréer des épisodes de Tom & Jerry pour l'instant, alors tout va bien.

16 novembre 2005

Batman: The Dark Knight Returns


Durant les années 80, à un moment où Batman n'était plus très "hot", Frank Miller, le génial créateur de la série Sin City, a décidé de réinventer la franchise avec ce "roman graphique".

10 ans après avoir accroché sa cape, Bruce Wayne décide de reprendre son costume suite à la libération du criminel Harvey Dent (aussi connu sous le nom de Two-Face). Nous sommes en pleine guerre froide, durant les années Reagan. Le commissaire Gordon est lui-même sur le point de prendre sa retraite et la femme qui lui succède n'est pas aussi coopérative avec l'existence de notre justicier masqué.

Le retour de Batman tombe à point, car une bande de mutants a envahi les rues de Gotham City et le Joker prépare un gros coup. Le "chevalier sombre" aura en outre à affronter un de ses anciens alliés, originaire de la planète Krypton, avec qui il a des divergences d'opinions marquées, tant sur le plan politique qu'éthique.

Parfois difficile à suivre, cette histoire sombre et captivante, ne cesse de nous surprendre et réussit très bien son défi de réinventer cet univers, tout en lui restant fidèle.