Le Bonheur a un Blogue

06 juin 2009

Massif!

Selon l'outil statistique de Google, voici les requêtes les plus fréquentes permettant d'accéder à mon blogue via l'outil de recherche Google:

% Requête Position
1 25 % massive crotte 9
2 18 % nigger black yvon deschamps 5
3 12 % yvon deschamps nigger black 6
4 9 % camping cacouna 2
5 9 % yvon deschamps monologue nigger black 6
6 6 % comparatif camping 7
7 6 % monologue nigger black yvon deschamps 9
8 6 % nigger black 11
9 6 % camping nul ne mérite pas 4 étoiles 18

On sent un grand intérêt pour le célèbre monologue d'Yvon Deschamps, mais je serais curieux de connaître la personne qui semble chercher aussi désespérément des informations sur les "massives crottes" et j'espère qu'il a trouvé ce qu'il cherchait.

29 mai 2009

L'homme-fusée

Je suis en train de lire l'auto-biographie de William Shatner et c'est un exercice assez fascinant. L'interprète original du Capitaine Kirk est un être à la fois vaniteux et simplet, mais avec un grand sens de l'humour et ayant une bonne idée de la perception qu'ont les gens de lui et de sa réputation. Cela donne un récit confus et décousu, mais captivant.


Et cela m'a permis d'apprendre l'existence de cette "unique" performance, à absolument écouter jusqu'à la toute fin.



14 mai 2009

La guerre des étoiles

Je suis né en 1977, soit un peu moins d'un mois avant la sortie en salles du premier Star Wars. J'ai grandi en jouant avec les figurines de Luke Skywalker, la princesse Leia, Boba Fett et Chewbacca. Pour moi, l'incarnation suprême du mal a toujours été le sombre seigneur des Sith, Darth Vader (enfin, jusqu'au jour où j'ai vu ceci).

Donc, dans la rivalité entre les fans de Star Wars et Star Trek, j'ai toujours été dans le clan des Chevaliers Jedi.

Je n'avais pas vraiment de réels préjugés défavorables envers La patrouille du cosmos, mais mon intérêt était disons, au neutre, même si le personnage du Vulcain aux oreilles pointues m'a toujours fasciné et que l'approche philosophique et scientifique des thèmes exploités dans les différents épisodes de cette saga me semblait dans mes cordes. Mais comme je suis du genre à vouloir m'investir à 100% dans les éléments de pop-culture qui m'intéressent, dans cette ère pré-DVD et pré-Internet, il était difficile pour moi d'avoir accès rapidement à tous les films et à tous les épisodes des séries télé de cet univers. Alors, j'ai toujours remis à plus tard mon incursion dans le monde de Star Trek. Je n'ai donc jamais vu un seul des dix films de Star Trek, ni aucun épisode des 5 séries télé de la franchise (à part les 3 premiers épisodes de Deep Space Nine, qui ne m'avaient pas convaincu à l'époque de poursuivre l'entreprise).

Jusqu'à l'année dernière. Pour ma fête, mes parents m'avaient remis un certificat-cadeau dans les Centres à la mode, que j'ai décidé d'aller dépenser au HMV des Promenades St-Bruno. Vers la fin de mon magasinage, il me restait à peu près 10$ à dépenser et je suis tombé sur une copie de l'édition spéciale de Star Trek: The Motion Picture en spécial. Je savais déjà à l'époque que J.J. Abrams et Damon Lindelof (les co-créateurs de LOST) étaient attachés au projet relatant les péripéties de versions plus jeunes de Kirk et Spock. Je l'ai donc rajouté sans trop réfléchir à mon panier et il est resté pendant plusieurs mois dans ma tour DVD dans son emballage.

Un soir que j'étais trop lâche pour me rendre au club vidéo, j'ai décidé de mettre le film dans mon lecteur DVD. Non, je n'ai pas été immédiatement conquis. Il faut dire que c'est loin d'être le meilleur film de la série. Mais j'ai été intrigué et j'ai eu le goût de voir le reste. Je me suis donc mis à acheter graduellement les autres films de la série et des compilations "Best Of" des séries télé. Sans devenir tout à fait un Trekkie, j'ai vite été charmé (comme j'ai toujours cru que je le serais, dans le fond) par les aventures futuristes de nos voyageurs de l'espace.

Je fais partie des gens qui ont été très frustrés par la nouvelle trilogie de Star Wars. Je considère que les épisodes I, II et III non seulement n'ont rien ajouté de pertinent, mais ont en outre entaché de façon définitive la postérité de cette oeuvre cinématographique. En voulant rendre Anakin Skywalker trop sympathique, George Lucas a rendu impossible le fait de croire en sa conversion abrupte et précipitée vers les forces du Mal. Mais malgré tout, autant je peux les détester, je considère que ces trois films sont quand même supérieurs à différents niveaux à plusieurs chapitres de son rival, qui a un parcours somme toute assez inégal, en particulier Star Trek V: The Final Frontier, écrit et réalisé par nul autre que William Shatner.

Star Wars est davantage une légende fantastique qu'une oeuvre de science-fiction. L'histoire se déroule dans une autre galaxie qui, bien que semblable d'une certaine manière à la nôtre, n'a pas à obéir aux mêmes règles. Pendant que Star Trek est plus cérébral qu'émotif et qu'il se penche sur des débats philosophiques plutôt pointus, le combat entre le bien et le mal et la poursuite de notre destinée sont exposés comme thèmes centraux de façon plus évidente dans la saga de George Lucas, quoi que ces éléments sont très présents dans le dernier film sorti la semaine dernière, comme si on avait décidé de marier davantage les deux univers.

Car malgré toutes leurs différences dans leur approche, les deux histoires sont en quelque sorte des allégories très peu déguisées du monde contemporain dans lequel on vit et des choix difficiles que l'on a à faire face.

Je vous laisse avec ce combat mémorable du Capitaine Kirk, à regarder en entier en ayant en tête la scène de combat dans le dernier film avec le gros monstre en forme de rectum à titre comparatif:

12 mai 2009

Bientôt à l'affiche?

Le plus beau trailer de film que j'ai vu depuis longtemps:



J'ai de la difficulté à croire que ceci existe.

Et pourtant.

À écouter AU COMPLET. Ça en vaut la peine.

24 février 2009

Éclipse scolaire

Dimanche dernier, Michelle Courchesne, la Ministre de l'éducation, du loisir et du sport du Québec, a fait une apparition à Tout le monde en parle. Entre autres choses, elle a énuméré les préoccupations de son Ministère en matière d'éducation. Du nombre, elle a mentionné la surpopulation alarmante des classes au primaire et au secondaire.

Quand j'ai entendu cela, j'ai eu de la difficulté à ne pas lancer quelque chose sur mon écran de télé HD en guise de protestation. Récession oblige, je me suis retenu.

J'étais encore au secondaire que cette problématique était déjà à l'ordre du jour. Alors comment se fait-il que 15 ans plus tard, rien n'a encore été fait pour régler le problème? Se pourrait-il que cela n'a jamais vraiment été une réelle préoccupation? Pourquoi serait-ce différent maintenant? Il est vrai que lors des dernières élections, une des promesses du PLQ était de diminuer de 10% le nombre d'élèves par classe, mais comme ce n'est pas la première fois que je l'entends, je restais toujours sceptique.

Mais que vois-je ce matin à la une de La Presse? On annonce la fermeture de plus de 130 écoles, sous prétexte que l'affluence a diminué depuis l'année dernière et est en baisse constante depuis quelques années. Évidemment, le fait que le taux de natalité a récemment recommencé à augmenter et que l'on nous promet depuis plusieurs années de réduire le nombre d'élèves par classe ne semble pas peser dans la balance. C'est cette même vision à court terme qui a causé la pénurie de personnel hospitalier à l'époque de Bouchard qui a mis notre système de santé dans l'état lamentable actuel. Veut-on réellement fermer des écoles maintenant pour sauver quelques sous et nous retrouver avec des classes de plus de 45 élèves dans 5 ans?

Surtout qu'il y a quelques années, lorsque l'on a fait la réévaluation foncière des propriétés de ma localité, cela a eu pour effet d'augmenter énormément le compte de taxes des contribuables, tant au niveau municipal que scolaire, puisque l'évaluation précédente était bien loin de la valeur réelle des maisons. Au début, j'étais un peu fâché de cette augmentation que je jugeais quelque peu artificielle. Ce n'est pas parce que subitement, la ville se rend compte que l'estimation de la valeur des terrains et des immeubles n'était pas adaptée au marché que cela veut dire que chacun des contribuables doit augmenter sa contribution au budget de la ville et des commissions scolaires. Mais j'ai décidé sur le coup d'avaler ma pilule en me disant qu'en tant que social-démocrate, je ne peux pas vraiment m'opposer au fait que les écoles bénéficient d'une source supplémentaire de revenus, surtout que je dis depuis plusieurs années que le gouvernement devrait investir davantage en éducation.

Jusqu'à ce que je reçoive mon compte de taxes scolaires avec la massive augmentation appréhendée, accompagné d'une lettre expliquant qu'ils n'avaient pas pu diminuer leurs taux de façon à ce que la contribution moyenne des payeurs de taxe ne soit pas affectée, étant donné que le gouvernement Charest avait déjà diminué ses subventions aux écoles pour profiter de la situation.

Voilà pourquoi je ne vote pas Libéral.

20 février 2009

De la fumée sans feu

Alors, c'était juste ça? Ce qui a amené Jacques Demers au bord de la crise de larmes, a presque donné un arrêt cardiaque à Michel Bergeron et a excité comme des petites fillettes dans un show des frères Jonas Réjean Tremblay et Ron Fournier, c'était le fait que les frères Kostitsyn et Hamrlik se tiennent avec un "pas fiable"?

Probablement pas. En fait, il y a probablement des informations beaucoup plus croustillantes à se mettre sous la dent à propos des frasques des joueurs de la Sainte-Flanelle. Mais le problème, c'est que sans preuve tangible ou même des témoins directs, on n'est pas en mesure de lancer en l'air comme ça des nouvelles qui ne dépassent pas le stade de la rumeur ou du potin, qu'elles soient vraies ou non.

Dans son blogue d'hier, Patrick Lagacé disait ceci:

Il y a des gens qui vont dire : Ouain, c’est pas aussi gros qu’on pensait !

Peut-être. Mais nous sommes dans la business d’écrire et de rapporter ce qui est vérifiable et confirmable. On laisse les demi-vérités, les détails impossibles à corroborer auprès de sources différentes et les cancans spectaculaires aux autres. Ces trois catégories d’infos sont, en effet, plus croustillantes que ce que nous avons écrit.

Et il y a tellement de rumeurs débiles qui courent autour du club, c’est comme un feu de forêt. Incontrôlable. À côté de ce que nous avons écrit, bien sûr, les rumeurs sont plus affolantes. Je sais. Essayons de garder la tête froide

Le devoir d'un journaliste est d'aller au fond de la nouvelle, d'aller la chercher, de débusquer des données non accessibles au commun des mortels et de les dévoiler au grand jour si il a amassé suffisamment de preuves, qu'il les a contre-vérifiées et que le scoop est d'intérêt public. Sinon, il a le choix de refaire ses devoirs et d'aller plus loin ou de passer à autre chose.

Réjean Tremblay a trouvé depuis déjà longtemps un autre moyen pour satisfaire ses pulsions de potineur: la fiction. En devenant auteur de téléséries, il pouvait maintenant prendre des informations privilégiées et de simples rumeurs, puis spéculer et extrapoler pour en faire des oeuvres de fiction grand public sans avoir de comptes à rendre à personne.

Cette semaine, il aurait dû s'en tenir à ça. S'il n'avait pas le goût d'aller au fond des choses et de bâtir un dossier solide rempli de preuves béton, il aurait dû se contenter de s'asseoir à sa machine à écrire et de mettre tout ça dans Lance et compte 8 ou bien Le masque II.

"Il n'y a pas de fumée sans feu", dit le dicton. Peut-être, mais à l'époque où cet adage est né, les machines à fumée et Internet n'avaient pas encore été inventés.

27 janvier 2009

TOP 10 2008 - Cinéma

Voici la liste des 10 meilleurs films que j'ai vus en 2008. Évidemment, la liste n'est pas complète, puisqu'étant maintenant papa de 3 enfants en bas âge, je n'ai pu voir que 28 films, dont plusieurs pour toute la famille. J'ai donc manqué Waltz With Bashir, Joyeux Noël, The Wrestler, Frost/Nixon, The Curious Case of Benjamin Button, Le banquet, The ReaderEntre les murs, Revolutionary Road, C'est pas moi, je le jure! et plusieurs autres...

Mais de ceux que j'ai vus, voici mon top 10:

  1. Milk (Gus Van Sant)



  2. Slumdog Millionaire (Danny Boyle)



  3. Burn After Reading (Ethan & Joel Coen)



  4. The Dark Knight (Christopher Nolan)



  5. Wall-E (Andrew Stanton)



  6. Forgetting Sarah Marshall (Nicholas Stoller)



  7. Maman est chez le coiffeur (Léa Pool)



  8. Iron Man (Jon Favreau)



  9. Nick and Norah's Infinite Playlist (Peter Sollett)



  10. Truffe (Kim Nguyen)


14 janvier 2009

Non, je ne parlerai pas du Bye Bye

Ce n'est pas que je n'ai pas d'opinion à son sujet ou au traitement que les médias en ont fait, mais après la chronique de Marc Cassivi et la réponse de Jean-François Mercier (ci-bas), je serais plutôt redondant.

09 décembre 2008

Cacouna Matata

Hier soir, je me préparais à une soirée électorale assez morne et sans surprises. Étrangement, ce ne fut pas du tout le cas.

Bon d'accord, Charest a réussi comme prévu à aller chercher sa majorité, mais beaucoup plus difficilement qu'on l'aurait cru. Le PQ de Marois a fait mentir les sondages en formant une très forte opposition, malgré un très faible taux de participation, qui a d'habitude tendance à profiter aux Libéraux. Et la lutte fut très chaude dans plusieurs comtés, si bien qu'à 23 heures, soit 3 heures après la fermeture des bureaux de vote, on ne savait pas encore exactement de combien de sièges en haut de la majorité le PLQ menait. De plus, l'élection d'Amir Khadir, en tant que premier député à l'Assemblée nationale a permis de donner un peu plus de légitimité à cette alternative de gauche, nécessaire je crois en ces temps de cynisme vis-à-vis la politique.

Mais la plus grande surprise de la soirée fut sans nul doute la démission de Mario Dumont lors de son discours. On s'attendait à un Mea Culpa et à une réorientation de son rôle dans le parti, mais pas à ça. Dire que pas plus tard qu'au printemps 2007, j'avais prédit que s'il jouait bien ses cartes, il serait probablement le prochain Premier Ministre du Québec. L'histoire a fait qu'il n'a pas su profiter du momentum et qu'il a compris qu'il était temps de passer à autre chose, lui qui n'avait jamais rien fait d'autre que de la politique de sa jeune vie.

Le chef de l'ADQ, ayant grandi à la campagne et ayant complété ses études en milieu urbain, avait développé un talent très prononcé pour identifier les préoccupations de la population. C'est ce flair qui avait permis à son parti d'obtenir suffisamment de sièges au dernier suffrage pour former l'opposition officielle, devant les vieux routiers du PQ. Malheureusement, sa grande faiblesse était son incapacité à fournir des solutions pertinentes, réalistes et réalisables aux problématiques qu'il soulevait.

On le disait opportuniste et girouette, je crois qu'il était d'abord et avant tout populiste, dans le bon sens du terme. Il avait réellement la préoccupation de faire quelque chose pour le Québec et l'aider à grandir. Il fut cependant incapable de s'entourer d'une vraie équipe, pouvant le soutenir et le conseiller, de façon à avoir un minimum de recul et étoffer un peu sa vision.

Qu'arrivera-t-il de l'Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont (c'est le nom officiel du parti qui était écrit sur les bulletins de vote hier) sans Mario Dumont? Va-t-il mourir à petit feu ou se joindre aux deux autres grands partis? Est-ce un retour au bipartisme, que l'on croyait mort et enterré? Le score de Québec solidaire et l'élection de Khadir nous permet de croire qu'une certaine pluralité des idées devrait se maintenir dans la vie politique du Québec. Évidemment, pour des raisons de conviction personnelle, je suis plutôt heureux que ce nouveau parti se situe plus à gauche sur l'échiquier politique, mais il est encore un peu tôt pour savoir de quoi l'avenir sera fait.

On a encore quatre ans à passer avec les Libéraux de Charest. Quatre ans, c'est une éternité en politique. On ne connait pas encore très bien les répercussions qu'aura ici la crise financière mondiale, ni ce qui va se passer fin-janvier à Ottawa quand la prorogation qu'a anticonstitutionnellement* demandée Harper aura pris fin. Mario Dumont a été élu facilement dans son comté et dans les 6 députés de son parti ayant conservé leur siège, plusieurs ont eu le temps d'acquérir assez d'expérience pour être en mesure d'apporter quelque chose de pertinent à l'Assemblée nationale, malgré le fait qu'ils ont perdu leur titre de parti officiel, avec tous les avantages que cela comprend.

Et on sent que la souveraineté du Québec est sur le point de faire un retour en force. Si Pauline Marois fait bien son travail, les choses pourraient être assez différentes dans quatre ans.


*Oui! J'ai réussi à placer le plus long mot du dictionnaire dans un texte.

04 décembre 2008

C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle