Apprenez à faire vos cocos de Pâques.
19 mars 2008
18 mars 2008
Rattrapage cinématographique #2 - First Blood (1982)
Oui, je sais. Mon projet de voir 1 classique par semaine est très loin d'être un succès jusqu'à présent. On est déjà à la mi-mars et je n'ai jusqu'à présent vu que deux films sur ma liste. Il va falloir que je me mette en vitesse supérieure si je veux me mettre à jour, mais bon, je vis une vie remplie.Pour compenser, aujourd'hui, je vais vous parler non pas d'un seul film, mais d'une trilogie. Il s'agit probablement de la série de films avec la séquence de titres la plus fuckée de l'histoire du cinéma américain. Le premier épisode, adapté du roman de David Morrell, s'appelle First Blood. Non, pas Rambo I. Pour la suite, il reste encore une certaine logique: Rambo: First Blood Part II. Mais c'est au troisième que ça devient confus. Logiquement, il aurait dû s'appeler First Blood Part III ou quelque chose du genre, mais non. On a choisi tout simplement Rambo III, ce qui ne fait absolument aucun sens, puisque le nom du personnage n'apparaissait même pas dans le titre du film original.
Puis, l'année dernière, suite au succès du film Rocky Balboa, Sylvester Stallone a décidé de réactualiser son autre populaire franchise et a annoncé la sortie prochaine de John Rambo, le quatrième film de la série. Puis à la dernière minute, le nom a été changé pour tout simplement Rambo. Ce qui donne la séquence suivante:
- First Blood
- Rambo: First Blood Part II
- Rambo III
- Rambo
Mais revenons à nos moutons. J'ai récemment visionné les 3 premiers films de la série Rambo en rafale, pour me rendre compte qu'il s'agit de 3 films complètement différents, sans grand lien entre eux, si ce n'est qu'ils mettent en scène un vétéran de la guerre du Vietnam et le colonel auquel il obéissait.
First Blood est un film qui a très mal vieilli, tout en restant encore très écoutable 25 ans plus tard, mais quand même avec un grain de sel. Disons que de meilleurs films ont été faits sur l'après-Vietnam, mais celui-ci a une certaine naïveté propre aux années 80 qui lui donne un certain charme. Les comédiens jouent comme s'ils étaient dans une pièce de théâtre et les dialogues semblent également avoir été écrits pour ce médium.
Le message passe quand même assez bien toutefois, soit que l'armée crée des machines à tuer, pour bien fonctionner en temps de guerre, mais rend ces gens totalement mésadaptés pour le monde réel, lorsqu'ils reviennent chez eux une fois leur service civique accompli. Rambo est un soldat et le sera toujours, peu importe ce qu'il voudra faire de sa vie. C'est d'ailleurs le seul fil conducteur de la série, soit l'impossibilité de cet homme de laisser son passé de combattant derrière lui. C'est la seule chose dans laquelle il excelle, et pour s'accomplir, il n'a pas vraiment le choix d'utiliser ses talents, aussi destructeurs soient-ils.
Évidemment, d'un film à l'autre, cela devient de plus en plus ridicule, tout en conservant une certaine cohérence, même si le message d'origine se dilue progressivement pour ne devenir presque rien au final. Je n'ai pas encore vu la quatrième partie, qui était récemment en salle, mais j'imagine que Stallone a sûrement voulu revenir à l'essence première du personnage, quoi que je peux me tromper.
16 janvier 2008
Rattrapage cinématographique #1 - Apocalypse Now (1979)
J'avais été plutôt impressionné par les courts extraits vus dans mes cours de cinéma à l'université et le documentaire Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse, réalisé à partir d'images filmées par l'épouse du cinéaste lors du tournage, sur lequel j'étais tombé un dimanche après-midi au Canal D, avait également piqué ma curiosité. Mais à deux reprises, je suis tombé sur une copie VHS abîmée du film (une de la vidéothèque de l'UQÀM et une autre du club vidéo près de chez moi) et plusieurs années plus tard, en visionnant une copie neuve prise au club vidéo où je travaillais (de nuit), je m'étais endormi dans les 5 premières minutes du film. J'ai aussi tenté de lire le roman Heart of Darkness (Joseph Conrad, 1902), dont Coppola s'est très librement inspiré en transposant l'action lors de la guerre du Vietnam. Je n'ai pas dû me rendre à plus de 15 pages avant de perdre tout intérêt.
J'avais donc plus ou moins abandonné l'idée de voir ce film un jour, jusqu'à ce que je vois plusieurs années plus tard une édition DVD à rabais sur Amazon, contenant la version originale de 1979 du film ainsi que la version longue (Redux). Acheteur compulsif que je suis, je me suis empressé de commander l'item (avec la version 15e anniversaire de Reservoir Dogs, également en promotion).
Puis, le boîtier en carton a amassé de la poussière dans mon salon pendant un an et demi. Il faut dire qu'avec deux enfants, un travail à temps plein et une vie sociale, il est difficile de placer dans son horaire un 3 heures à consacrer au visionnement d'une allégorie nihiliste de la guerre du Vietnam.
Voilà pourquoi ce projet tombait à point et que j'ai choisi de finalement me taper ce film, récipiendaire de la Palme d'or à Cannes en 1979. Pour commencer, j'ai décidé de m'en tenir à la version originale de 153 minutes, plutôt que de la version Redux de 202 minutes de 2004. Ce qui s'avérera un bon choix, puisque la fatigue accumulée pendant le temps des fêtes m'a fait cogner des clous pendant une bonne partie de la dernière heure du film. Mais je compte bien éventuellement m'attaquer à cette autre version et venir en parler ici. Mais pas pour l'instant, disons.
Bon, assez de mise en situation et parlons du film. J'ai été agréablement surpris dès les premières scènes de découvrir que, malgré la lourdeur du sujet, le produit final n'était pas trop aride à regarder. Aussi, je m'attendais à quelque chose de moins ancré dans la réalité du conflit et de plus intemporel, étant donné que le film a été tourné très peu de temps après la fin de la guerre du Vietnam. Je croyais également, en partie à cause du fait que le film est inspiré d'un livre de 1902, que l'utilisation de cet événement précis n'était qu'un prétexte pour situer l'histoire qu'il voulait raconter. C'est en partie vrai, surtout dans la dernière partie du film avec Marlon Brando, mais pour la majeure partie du récit, on sent vraiment que Coppola a des choses à dire sur la guerre du Vietnam et qu'il ne se gêne pas pour le faire.
Une de mes scènes préférées est celle où l'équipage du bateau qui transporte le Capitaine Willard vers sa destination accoste un bateau de pêcheurs et où un malaise s'installe lorsque celui-ci abrège froidement les souffrances de l'innocente victime de ses camarades soldats l'ayant mitraillé sauvagement de manière préventive. Cela évoque de façon fort éloquente à quel point un militaire au combat finit par perdre toute prise sur la réalité et son sens de la perspective.
On sent aussi que l'action se déroule vers la fin du conflit et on le perçoit dans le désespoir et l'égarement spirituel des troupes américaines. Comme au moment où le Lieutenant Colonel Kilgare invective des soldats qui ne savent trop que faire face à l'ennemi mourant qui leur demande de l'eau. Bien que ce soit lui qui ait ordonné quelques instants plus tôt que l'on bombarde sans merci le site et ses occupants, il trouve quand même inhumain de ne pas donner un peu d'eau à une victime directe de ces directives.
La guerre est vraiment quelque chose d'étrange.
04 janvier 2008
52 classiques que je vais voir cette année
Je tiens régulièrement à jour une base de données de tous les films que je me rappelle avoir vus dans ma vie. J'en suis présentement à 1346, ce qui équivaut en moyenne à un peu moins de 45 films par année depuis ma naissance. Évidemment, dans les dix premières années de ma vie, la fréquence était moins forte qu'aujourd'hui. Sur ce nombre, 354 ont été vus sur grand écran, soit 26%, ce qui est quand même pas mal. Il faut dire que je n'adore pas regarder mes longs-métrages sur un petit écran.
Maintenant, avec les deux enfants et le fait que je me suis récemment procuré un cinéma-maison fort respectable, cela risque de changer un peu. J'ai d'ailleurs décidé d'entreprendre un projet spécial cette année. J'ai dressé une liste de 52 classiques du cinéma que je n'ai jamais eu la chance de voir dans ma vie et je m'engage à en visionner un par semaine pendant toute l'année, question de rattraper le temps perdu. En outre, question de garder ce blogue en vie, je m'engage également à venir systématiquement laisser mes impressions ici après chaque visionnement.
Voici donc la liste des films en question:
Maintenant, avec les deux enfants et le fait que je me suis récemment procuré un cinéma-maison fort respectable, cela risque de changer un peu. J'ai d'ailleurs décidé d'entreprendre un projet spécial cette année. J'ai dressé une liste de 52 classiques du cinéma que je n'ai jamais eu la chance de voir dans ma vie et je m'engage à en visionner un par semaine pendant toute l'année, question de rattraper le temps perdu. En outre, question de garder ce blogue en vie, je m'engage également à venir systématiquement laisser mes impressions ici après chaque visionnement.
Voici donc la liste des films en question:
| Gone with the Wind | Victor Fleming | 1939 |
| Casablanca | Michael Curtiz | 1942 |
| It's a Wonderful Life | Frank Capra | 1946 |
| Ladri di biciclette | Vittorio De Sica | 1948 |
| 12 Angry Men | Sidney Lumet | 1957 |
| Breakfast at Tiffany's | Blake Edwards | 1961 |
| To Kill a Mockingbird | Robert Mulligan | 1962 |
| Il buono, il brutto, il cattivo | Sergio Leone | 1966 |
| The Party | Blake Edwards | 1968 |
| Planet of the Apes | Franklin J. Schaffner | 1968 |
| C'era una volta il West | Sergio Leone | 1968 |
| Z | Costa-Gavras | 1969 |
| Butch Cassidy and the Sundance Kid | George Roy Hill | 1969 |
| Mon oncle Antoine | Claude Jutra | 1971 |
| The French Connection | William Friedkin | 1971 |
| Straw Dogs | Sam Peckinpah | 1971 |
| Deliverance | John Boorman | 1972 |
| The Sting | George Roy Hill | 1973 |
| Lenny | Bob Fosse | 1974 |
| Chinatown | Roman Polanski | 1974 |
| Dog Day Afternoon | Sidney Lumet | 1975 |
| Jaws | Steven Spielberg | 1975 |
| Network | Sidney Lumet | 1976 |
| All the President's Men | Alan J. Pakula | 1976 |
| The Deer Hunter | Michael Cimino | 1978 |
| Manhattan | Woody Allen | 1979 |
| Apocalypse Now | Francis Ford Coppola | 1979 |
| Ordinary People | Robert Redford | 1980 |
| Raging Bull | Martin Scorsese | 1980 |
| Les Plouffe | Gilles Carle | 1981 |
| First Blood | Ted Kotcheff | 1982 |
| Le père Noël est une ordure | Jean-Marie Poiré | 1982 |
| The King of Comedy | Martin Scorsese | 1983 |
| Scarface | Brian De Palma | 1983 |
| The Purple Rose of Cairo | Woody Allen | 1985 |
| Hannah and Her Sisters | Woody Allen | 1986 |
| Platoon | Oliver Stone | 1986 |
| The Last Emperor | Bernardo Bertolucci | 1987 |
| The Untouchables | Brian De Palma | 1987 |
| Do the Right Thing | Spike Lee | 1989 |
| Goodfellas | Martin Scorsese | 1990 |
| Léolo | Jean-Claude Lauzon | 1992 |
| Thirty Two Short Films About Glenn Gould | François Girard | 1993 |
| Short Cuts | Robert Altman | 1993 |
| La haine | Mathieu Kassovitz | 1995 |
| Underground | Emir Kusturica | 1995 |
| Le confessionnal | Robert Lepage | 1995 |
| Mononoke-hime | Hayao Miyazaki | 1997 |
| Wo hu cang long | Ang Lee | 2000 |
| Amores Perros | Alejandro González Iñárritu | 2000 |
| Das Experiment | Oliver Hirschbiegel | 2001 |
| Good Bye Lenin! | Wolfgang Becker | 2003 |
31 décembre 2007
Noëls en famille
Voici des vidéos des 3 derniers Noëls de mes deux filles.
Noël 2005
Noël 2006
Noël 2007
Noël 2005
Noël 2006
Noël 2007
26 décembre 2007
03 octobre 2007
L'Iliade
Je suis allé voir L'Iliade, de Homère, au TNM. Texte et mise en scène d'Alexis Martin.Pas mauvais, mais pas excellent. L'absence de Dominic Champagne à la mise en scène (avec qui Alexis Martin avait collaboré pour L'Odyssée) se fait malheureusement trop sentir.
Il y a de bonnes idées scéniques, mais mal exploitées, créant souvent des rires dans la salle à des moments supposés être fort tragiques. On sent d'ailleurs un peu la même chose dans la direction des comédiens qui semblent un peu laissés à eux-mêmes. L'idée d'utiliser les Dieux comme "comic relief" dans une grande tragédie grecque était bonne, mais on passe difficilement des moments dramatiques aux moments plus légers et on a de la difficulté à faire embarquer le public dans le périple.
Les 3 heures du spectacle passent quand même assez vite, mais on reste sur notre faim. Le spectacle semble inachevé, comme s'il manquait quelque chose pour faire lever la sauce. Évidemment, la pièce souffre du jeu des comparaisons avec son prédécesseur, L'Odyssée, mais à juste titre.
Je n'ai cependant pas grand chose à redire sur le texte d'Alexis Martin, ni sur les choix scéniques, où on a décidé de situer l'action dans un bistro grec contemporain, mais en maintenant les dialogues et la narration à la période antique. C'est vraiment dans l'exécution qu'il semble y avoir un problème. La plupart des acteurs font bien leur travail, mais ne semblent pas bien interagir entre eux. On ne comprend pas leurs motivations, on ne croit pas à leur drame. Ce qui me semble pourtant essentiel dans une tragédie d'une telle ampleur.
L'utilisation d'artifices scéniques qui m'avait tant charmé dans le Don Quichotte et L'Odyssée mises en scène par Dominic Champagne (qui était sûrement trop occupé avec LOVE du Cirque du Soleil pour participer à ce projet) est ici un peu bâclée et sert mal le matériel de base.
Dommage. J'ai quand même passé une belle soirée et je ne regrette pas d'avoir assisté à ce spectacle. Le problème principal est que je sais que ç'aurait pu être beaucoup mieux.
06 septembre 2007
Ma fille, la...
Comme j'en ai parlé lors d'une précédente entrée de ce blogue, ma fille aînée semble destinée à un avenir de militantisme altermondialiste. En ce qui concerne, ma plus jeune, il s'agirait de toute autre chose, comme le démontre ce vidéo:
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