18 mars 2008

Photos de foetus

Échographies de bébé #3.


Échographie from the Past

Ma conjointe est présentement enceinte de notre troisième enfant, qui devrait accoucher début septembre, à peu près en même temps que ma plus vieille va entrer à l'école.

Voici donc un vidéo nostalgique de celle-ci il y a un peu moins de 5 ans, lorsqu'elle était elle-même dans le ventre de sa maman.

Rattrapage cinématographique #2 - First Blood (1982)

Oui, je sais. Mon projet de voir 1 classique par semaine est très loin d'être un succès jusqu'à présent. On est déjà à la mi-mars et je n'ai jusqu'à présent vu que deux films sur ma liste. Il va falloir que je me mette en vitesse supérieure si je veux me mettre à jour, mais bon, je vis une vie remplie.

Pour compenser, aujourd'hui, je vais vous parler non pas d'un seul film, mais d'une trilogie. Il s'agit probablement de la série de films avec la séquence de titres la plus fuckée de l'histoire du cinéma américain. Le premier épisode, adapté du roman de David Morrell, s'appelle First Blood. Non, pas Rambo I. Pour la suite, il reste encore une certaine logique: Rambo: First Blood Part II. Mais c'est au troisième que ça devient confus. Logiquement, il aurait dû s'appeler First Blood Part III ou quelque chose du genre, mais non. On a choisi tout simplement Rambo III, ce qui ne fait absolument aucun sens, puisque le nom du personnage n'apparaissait même pas dans le titre du film original.

Puis, l'année dernière, suite au succès du film Rocky Balboa, Sylvester Stallone a décidé de réactualiser son autre populaire franchise et a annoncé la sortie prochaine de John Rambo, le quatrième film de la série. Puis à la dernière minute, le nom a été changé pour tout simplement Rambo. Ce qui donne la séquence suivante:
  1. First Blood
  2. Rambo: First Blood Part II
  3. Rambo III
  4. Rambo
Quossé ça??? C'est encore plus bizarre que l'ordre des films de George Lucas! D'ailleurs, à ce propos, saviez-vous que Indiana Jones and the Temple of Doom se déroule en 1935, soit un an avant les événements de Raiders of the Lost Ark, qui se passe en 1936, même si ce dernier est sorti trois ans avant l'autre. Et ne parlons même pas des Star Wars.

Mais revenons à nos moutons. J'ai récemment visionné les 3 premiers films de la série Rambo en rafale, pour me rendre compte qu'il s'agit de 3 films complètement différents, sans grand lien entre eux, si ce n'est qu'ils mettent en scène un vétéran de la guerre du Vietnam et le colonel auquel il obéissait.

First Blood est un film qui a très mal vieilli, tout en restant encore très écoutable 25 ans plus tard, mais quand même avec un grain de sel. Disons que de meilleurs films ont été faits sur l'après-Vietnam, mais celui-ci a une certaine naïveté propre aux années 80 qui lui donne un certain charme. Les comédiens jouent comme s'ils étaient dans une pièce de théâtre et les dialogues semblent également avoir été écrits pour ce médium.

Le message passe quand même assez bien toutefois, soit que l'armée crée des machines à tuer, pour bien fonctionner en temps de guerre, mais rend ces gens totalement mésadaptés pour le monde réel, lorsqu'ils reviennent chez eux une fois leur service civique accompli. Rambo est un soldat et le sera toujours, peu importe ce qu'il voudra faire de sa vie. C'est d'ailleurs le seul fil conducteur de la série, soit l'impossibilité de cet homme de laisser son passé de combattant derrière lui. C'est la seule chose dans laquelle il excelle, et pour s'accomplir, il n'a pas vraiment le choix d'utiliser ses talents, aussi destructeurs soient-ils.

Évidemment, d'un film à l'autre, cela devient de plus en plus ridicule, tout en conservant une certaine cohérence, même si le message d'origine se dilue progressivement pour ne devenir presque rien au final. Je n'ai pas encore vu la quatrième partie, qui était récemment en salle, mais j'imagine que Stallone a sûrement voulu revenir à l'essence première du personnage, quoi que je peux me tromper.

16 janvier 2008

Rattrapage cinématographique #1 - Apocalypse Now (1979)

Pour le premier film de mon projet de découverte des classiques du 7e art, le choix fut plutôt évident. J'ai déjà tenté à plusieurs reprises au cours des années de visionner cette oeuvre de Coppola, mais chaque fois sans succès.

J'avais été plutôt impressionné par les courts extraits vus dans mes cours de cinéma à l'université et le documentaire Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse, réalisé à partir d'images filmées par l'épouse du cinéaste lors du tournage, sur lequel j'étais tombé un dimanche après-midi au Canal D, avait également piqué ma curiosité. Mais à deux reprises, je suis tombé sur une copie VHS abîmée du film (une de la vidéothèque de l'UQÀM et une autre du club vidéo près de chez moi) et plusieurs années plus tard, en visionnant une copie neuve prise au club vidéo où je travaillais (de nuit), je m'étais endormi dans les 5 premières minutes du film. J'ai aussi tenté de lire le roman Heart of Darkness (Joseph Conrad, 1902), dont Coppola s'est très librement inspiré en transposant l'action lors de la guerre du Vietnam. Je n'ai pas dû me rendre à plus de 15 pages avant de perdre tout intérêt.

J'avais donc plus ou moins abandonné l'idée de voir ce film un jour, jusqu'à ce que je vois plusieurs années plus tard une édition DVD à rabais sur Amazon, contenant la version originale de 1979 du film ainsi que la version longue (Redux). Acheteur compulsif que je suis, je me suis empressé de commander l'item (avec la version 15e anniversaire de Reservoir Dogs, également en promotion).

Puis, le boîtier en carton a amassé de la poussière dans mon salon pendant un an et demi. Il faut dire qu'avec deux enfants, un travail à temps plein et une vie sociale, il est difficile de placer dans son horaire un 3 heures à consacrer au visionnement d'une allégorie nihiliste de la guerre du Vietnam.

Voilà pourquoi ce projet tombait à point et que j'ai choisi de finalement me taper ce film, récipiendaire de la Palme d'or à Cannes en 1979. Pour commencer, j'ai décidé de m'en tenir à la version originale de 153 minutes, plutôt que de la version Redux de 202 minutes de 2004. Ce qui s'avérera un bon choix, puisque la fatigue accumulée pendant le temps des fêtes m'a fait cogner des clous pendant une bonne partie de la dernière heure du film. Mais je compte bien éventuellement m'attaquer à cette autre version et venir en parler ici. Mais pas pour l'instant, disons.

Bon, assez de mise en situation et parlons du film. J'ai été agréablement surpris dès les premières scènes de découvrir que, malgré la lourdeur du sujet, le produit final n'était pas trop aride à regarder. Aussi, je m'attendais à quelque chose de moins ancré dans la réalité du conflit et de plus intemporel, étant donné que le film a été tourné très peu de temps après la fin de la guerre du Vietnam. Je croyais également, en partie à cause du fait que le film est inspiré d'un livre de 1902, que l'utilisation de cet événement précis n'était qu'un prétexte pour situer l'histoire qu'il voulait raconter. C'est en partie vrai, surtout dans la dernière partie du film avec Marlon Brando, mais pour la majeure partie du récit, on sent vraiment que Coppola a des choses à dire sur la guerre du Vietnam et qu'il ne se gêne pas pour le faire.

Une de mes scènes préférées est celle où l'équipage du bateau qui transporte le Capitaine Willard vers sa destination accoste un bateau de pêcheurs et où un malaise s'installe lorsque celui-ci abrège froidement les souffrances de l'innocente victime de ses camarades soldats l'ayant mitraillé sauvagement de manière préventive. Cela évoque de façon fort éloquente à quel point un militaire au combat finit par perdre toute prise sur la réalité et son sens de la perspective.

On sent aussi que l'action se déroule vers la fin du conflit et on le perçoit dans le désespoir et l'égarement spirituel des troupes américaines. Comme au moment où le Lieutenant Colonel Kilgare invective des soldats qui ne savent trop que faire face à l'ennemi mourant qui leur demande de l'eau. Bien que ce soit lui qui ait ordonné quelques instants plus tôt que l'on bombarde sans merci le site et ses occupants, il trouve quand même inhumain de ne pas donner un peu d'eau à une victime directe de ces directives.

La guerre est vraiment quelque chose d'étrange.

04 janvier 2008

52 classiques que je vais voir cette année

Je tiens régulièrement à jour une base de données de tous les films que je me rappelle avoir vus dans ma vie. J'en suis présentement à 1346, ce qui équivaut en moyenne à un peu moins de 45 films par année depuis ma naissance. Évidemment, dans les dix premières années de ma vie, la fréquence était moins forte qu'aujourd'hui. Sur ce nombre, 354 ont été vus sur grand écran, soit 26%, ce qui est quand même pas mal. Il faut dire que je n'adore pas regarder mes longs-métrages sur un petit écran.

Maintenant, avec les deux enfants et le fait que je me suis récemment procuré un cinéma-maison fort respectable, cela risque de changer un peu. J'ai d'ailleurs décidé d'entreprendre un projet spécial cette année. J'ai dressé une liste de 52 classiques du cinéma que je n'ai jamais eu la chance de voir dans ma vie et je m'engage à en visionner un par semaine pendant toute l'année, question de rattraper le temps perdu. En outre, question de garder ce blogue en vie, je m'engage également à venir systématiquement laisser mes impressions ici après chaque visionnement.

Voici donc la liste des films en question:

Gone with the Wind Victor Fleming 1939
Casablanca Michael Curtiz 1942
It's a Wonderful Life Frank Capra 1946
Ladri di biciclette Vittorio De Sica 1948
12 Angry Men Sidney Lumet 1957
Breakfast at Tiffany's Blake Edwards 1961
To Kill a Mockingbird Robert Mulligan 1962
Il buono, il brutto, il cattivo Sergio Leone 1966
The Party Blake Edwards 1968
Planet of the Apes Franklin J. Schaffner 1968
C'era una volta il West Sergio Leone 1968
Z Costa-Gavras 1969
Butch Cassidy and the Sundance Kid George Roy Hill 1969
Mon oncle Antoine Claude Jutra 1971
The French Connection William Friedkin 1971
Straw Dogs Sam Peckinpah 1971
Deliverance John Boorman 1972
The Sting George Roy Hill 1973
Lenny Bob Fosse 1974
Chinatown Roman Polanski 1974
Dog Day Afternoon Sidney Lumet 1975
Jaws Steven Spielberg 1975
Network Sidney Lumet 1976
All the President's Men Alan J. Pakula 1976
The Deer Hunter Michael Cimino 1978
Manhattan Woody Allen 1979
Apocalypse Now Francis Ford Coppola 1979
Ordinary People Robert Redford 1980
Raging Bull Martin Scorsese 1980
Les Plouffe Gilles Carle 1981
First Blood Ted Kotcheff 1982
Le père Noël est une ordure Jean-Marie Poiré 1982
The King of Comedy Martin Scorsese 1983
Scarface Brian De Palma 1983
The Purple Rose of Cairo Woody Allen 1985
Hannah and Her Sisters Woody Allen 1986
Platoon Oliver Stone 1986
The Last Emperor Bernardo Bertolucci 1987
The Untouchables Brian De Palma 1987
Do the Right Thing Spike Lee 1989
Goodfellas Martin Scorsese 1990
Léolo Jean-Claude Lauzon 1992
Thirty Two Short Films About Glenn Gould François Girard 1993
Short Cuts Robert Altman 1993
La haine Mathieu Kassovitz 1995
Underground Emir Kusturica 1995
Le confessionnal Robert Lepage 1995
Mononoke-hime Hayao Miyazaki 1997
Wo hu cang long Ang Lee 2000
Amores Perros Alejandro González Iñárritu 2000
Das Experiment Oliver Hirschbiegel 2001
Good Bye Lenin! Wolfgang Becker 2003

31 décembre 2007

Noëls en famille

Voici des vidéos des 3 derniers Noëls de mes deux filles.

Noël 2005


Noël 2006


Noël 2007

03 octobre 2007

L'Iliade

Je suis allé voir L'Iliade, de Homère, au TNM. Texte et mise en scène d'Alexis Martin.

Pas mauvais, mais pas excellent. L'absence de Dominic Champagne à la mise en scène (avec qui Alexis Martin avait collaboré pour L'Odyssée) se fait malheureusement trop sentir.

Il y a de bonnes idées scéniques, mais mal exploitées, créant souvent des rires dans la salle à des moments supposés être fort tragiques. On sent d'ailleurs un peu la même chose dans la direction des comédiens qui semblent un peu laissés à eux-mêmes. L'idée d'utiliser les Dieux comme "comic relief" dans une grande tragédie grecque était bonne, mais on passe difficilement des moments dramatiques aux moments plus légers et on a de la difficulté à faire embarquer le public dans le périple.

Les 3 heures du spectacle passent quand même assez vite, mais on reste sur notre faim. Le spectacle semble inachevé, comme s'il manquait quelque chose pour faire lever la sauce. Évidemment, la pièce souffre du jeu des comparaisons avec son prédécesseur, L'Odyssée, mais à juste titre.

Je n'ai cependant pas grand chose à redire sur le texte d'Alexis Martin, ni sur les choix scéniques, où on a décidé de situer l'action dans un bistro grec contemporain, mais en maintenant les dialogues et la narration à la période antique. C'est vraiment dans l'exécution qu'il semble y avoir un problème. La plupart des acteurs font bien leur travail, mais ne semblent pas bien interagir entre eux. On ne comprend pas leurs motivations, on ne croit pas à leur drame. Ce qui me semble pourtant essentiel dans une tragédie d'une telle ampleur.

L'utilisation d'artifices scéniques qui m'avait tant charmé dans le Don Quichotte et L'Odyssée mises en scène par Dominic Champagne (qui était sûrement trop occupé avec LOVE du Cirque du Soleil pour participer à ce projet) est ici un peu bâclée et sert mal le matériel de base.

Dommage. J'ai quand même passé une belle soirée et je ne regrette pas d'avoir assisté à ce spectacle. Le problème principal est que je sais que ç'aurait pu être beaucoup mieux.

06 septembre 2007

Ma fille, la...

Comme j'en ai parlé lors d'une précédente entrée de ce blogue, ma fille aînée semble destinée à un avenir de militantisme altermondialiste. En ce qui concerne, ma plus jeune, il s'agirait de toute autre chose, comme le démontre ce vidéo: