27 janvier 2010

Le mot du jour: "Mercreditement"

Mercredi
Parlons de Mirador, cette série mercreditement diffusée sur les ondes de Radio-Canada.
Steve Proulx, du Voir, dans sa chronique de cette semaine.

J'aime et je vais essayer d'adopter.

22 janvier 2010

Palmarès années 2000 - 10 meilleures chansons de 2002

  1. The Rong Long Vong & The Fung Thing Long Song (Les Denis Drolet)
    OK, techniquement, ce sont plus des musiciens que des humoristes, alors mon choix de mettre cette chanson en tête de liste du palmarès musical de 2002 risque d'être unanimement contesté, mais je m'en fous, parce que je la trouve bonne en crisse.
  2. En berne (Les cowboys fringants)
    En fait, j'ai entendu cette chanson pour la première fois à l'été 2001 au Spectrum lors des Francofolies, quelques mois avant la sortie de Break syndical. C'est précisément à ce moment-là que j'ai réalisé que Les cowboys fringants allaient devenir un groupe important.
  3. Lose Yourself (Eminem)
    Cet extrait du film 8 Mile (récipiendaire de l'Oscar de la meilleure chanson originale) est selon moi sans doute aucun la meilleure pièce de toute l'oeuvre de Marshall Mathers.
  4. Soak Up the Sun (Sheryl Crow)
    C'est rafraichissant à l'occasion d'entendre une chanson avec un message positif comme dans celle-ci. J'aime particulièrement cet extrait: "It's not having what you want
    It's wanting what you've got"
    .
  5. Rêver mieux (Daniel Bélanger)
    Comme dans la plupart des chansons de Daniel Bélanger, je ne suis pas certain de quoi il est question dans le texte, mais cela reste un morceau très fort.
  6. Quelqu'un m'a dit (Carla Bruni)
    La future Mme Sarkozy nous a offert un album d'ambiance fort joli.
  7. Lost Cause (Beck)
    Une des plus belles pièces mélancoliques de Beck, composée après une phénoménale dépression post-rupture.
  8. La vallée des réputations (Jean Leloup)
    Du Leloup fort solide tiré de son album le plus mélodique.
  9. La barricade (Ariane Moffatt)
    Une belle découverte de 2002. La passion avec laquelle elle jouait du clavier lors du spectacle de Daniel Bélanger était fascinante. Son premier album ne m'a pas déçu du tout.
  10. Do You Realize? (The Flaming Lips)
    De la musique hypnotisante et des paroles fort originales.

20 janvier 2010

Palmarès années 2000 - 10 meilleurs films de 2002

  1. The Lord of the Rings: The Two Towers (Peter Jackson)
    Selon moi, les 3 parties de cette trilogie forment un tout indissociable et j'aurais de la difficulté à déterminer lequel des trois est le meilleur, mais celui-ci figure en tête de liste en 2002 de façon purement circonstancielle. La présence de mes trois personnages préférés n'est toutefois pas négligeable (Gollum, Eowyn et Faramir), même si j'avais un peu de difficulté à accepter les changements qui avaient été faits au personnage de Faramir. En voyant le 3e volet et en écoutant les commentaires des scénaristes sur le DVD, j'ai fini cependant par comprendre ce qu'ils voulaient faire et j'ai pu pleinement accepter cette magnifique adaptation du chef-d'oeuvre de Tolkien.
  2. Adaptation (Spike Jonze)
    Le tandem Jonze/Kaufman qui nous avait pondu le très étrange Being John Malkovich 3 ans avant était-il en mesure de répéter leur exploit et nous étonner encore une fois avec ce récit disjoncté sur un scénariste en manque d'inspiration étant un personnage dans le film qu'il est en train d'écrire avec son frère jumeau fictif? Oui et de façon encore plus brillamment exécutée.
  3. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (Alain Chabat)
    Il parait que Albert Uderzo n'a pas aimé cette adaptation éclatée d'Astérix et Cléopâtre. Il est vrai que les personnages principaux étaient mis un peu à l'écart, mais à mon avis, l'esprit et l'humour de Goscinny étaient respectés et plusieurs lignes de dialogue étaient prises directement du livre original, contrairement aux deux autres adaptations (médiocres) de BDs d'Astérix.
  4. Amen. (Costa-Gavras)
    Un regard différent sur l'Holocauste et une réflexion très pertinente sur le rôle de l'Église dans la société. Un film bien écrit et bien joué.
  5. Bowling for Columbine (Michael Moore)
    On peut reprocher plusieurs choses à Michael Moore, mais certainement pas son talent à faire des documentaires hautement divertissants poussant du même coup ses spectateurs à réfléchir sur des enjeux importants de leur société. Dommage que pour y parvenir, il ne peut s'empêcher de déformer un peu la réalité et d'utiliser quelques raccourcis malhonnêtes pour livrer son message, pourtant juste.
  6. Québec Montréal (Ricardo Trogi)
    Un petit film sans prétention avec des dialogues pouvant rivaliser sans difficulté avec Le déclin de l'Empire américain. Le fait qu'il ait gagné un Jutra fut surprenant, mais mérité.
  7. Road to Perdition (Sam Mendes)
    Ce long-métrage passa un peu inaperçu tant chez le public que chez les critiques, mais est quand même venu me toucher profondément avec son angle assez intéressant sur les relations père-fils, même si je n'avais pas encore d'enfant à l'époque.
  8. Le marais (Kim Nguyen)
    Un ovni dans le corpus cinématographique québécois. J'ai bien aimé ce conte intemporel avec ses images époustouflantes et son histoire ancrée dans notre folklore.
  9. Punch-Drunk Love (Paul Thomas Anderson)
    Après la fin du visionnement, je me suis demandé pendant quelques minutes si j'avais adoré ou détesté ce film. Sa musique agressante, ses personnages au bord de la folie, son rythme excessivement lent peuvent effectivement en rebuter plusieurs, mais au bout du compte, sa présence dans ce palmarès peut vous donner une idée de mon verdict.
  10. The Ring (Gore Verbinski)
    Un film d'horreur simple, mais efficace. Je n'ai pas vu la version originale japonaise, mais cette adaptation m'a tenu en haleine pendant toute la projection et m'a hanté pendant plusieurs jours après.

04 janvier 2010

Palmarès Années 2000 - 10 meilleures chansons de 2001

  1. GorillazClint Eastwood (Gorillaz)
    Un side-project fort intéressant, où tous les participants étaient représentés par un personnage animé avec une personnalité propre. Le vidéoclip était très beau, mais la toune bûchait elle aussi.
  2. We're Going to Be Friends (The White Stripes)
    Une petite chanson toute simple qui capture à merveille l'innocence de l'enfance.
  3. Astounded (Bran Van 3000)
    James Di Salvio ne réinvente pas la roue, mais réussit le défi de réactualiser la musique soul des années 70 avec ce single fort dansant.
  4. Chez nous (Daniel Boucher)
    Cette chanson, écrite pour le spectacle de la fête nationale, a créé une semi-controverse avant même qu'elle ne soit enregistrée, pas pour son propos très nationaliste, mais plutôt pour la supposée faiblesse de la qualité du français utilisé. Personnellement, je trouve que, grâce entre autres à son joual très assumé et malgré la naïveté évidente du propos, il s'agit d'une des plus belles chansons sur la souveraineté du Québec de notre répertoire.
  5. Hash Pipe (Weezer)
    Un retour en force inattendu du groupe de Rivers Cuomo avec un riff irrésistible.
  6. Imitation Of Life (R.E.M.)
    Une des meilleures chansons du groupe, tiré d'un album plutôt sous-estimé, Reveal, qui se voulait selon moi une version plus hop-la-vie de leur chef-d'oeuvre Automatic for the People.
  7. Chop Suey! (System of a Down)
    Une chanson très sombre, comme je les aime, avec une juxtaposition fort réussie de segments musicaux très différents.
  8. Le vent nous portera (Noir désir)
    Une fort belle chanson, qui fut malheureusement un peu ternie quelques années plus tard par les agissements du chanteur.
  9. Les aurores (Mara Tremblay)
    Mara Tremblay sait très bien canaliser la mélancolie pour en tirer de belles complaintes et cette pièce en est un exemple très éloquent.
  10. Whenever, Wherever (Shakira)
    Je ne sais pas si je suis influencé par son joli visage et ses hanches, mais je n'ai pu, comme bien d'autres, m'empêcher d'être charmé par les rythmes de cette pop latine.

Noël 2009

Petit vidéo pour illustrer le beau Noël blanc que j'ai eu la chance de passer avec ma petite famille.

28 décembre 2009

Palmarès années 2000 - 10 meilleurs films de 2001

  1. Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet)
    Le "feel-good movie" du nouveau millénaire. Preuve qu'il est possible de raconter une bonne histoire avec des personnages riches tout en gardant un esprit positif tout le long. La mise en scène est de plus d'une beauté et d'une précision à couper le souffle. Rajoutez ça la touchante musique de Yann Tiersen et vous avez mon film préféré de l'année 2001.
  2. The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (Peter Jackson)
    Peter Jackson a réussi ce que l'on croyait impossible, soit adapter le chef-d'oeuvre de Tolkien sans en trahir ni l'esprit ni la trame narrative. Chaque petite liberté prise par rapport au livre est justifiée (même si contestable, évidemment) et le casting est une totale réussite. Les effets spéciaux, un mélange de méthode "old-school" et de manipulation numérique, accomplissent le tour de force de recréer sous nos yeux les Terres du milieu.
  3. The Royal Tenenbaums (Wes Anderson)
    Une incursion dans l'imagination excentrique de Wes Anderson et son comparse Owen Wilson vaut toujours le détour. Ici, on réussit à rendre attendrissants une famille de cinglés égocentriques et antipathiques avec au centre un Gene Hackman génial dans le rôle du patriarche étant la cause directe et indirecte de tous les problèmes de sa famille.
  4. Ghost World (Terry Zwigoff)
    Basé sur une bande-dessinée véritablement ancrée dans le cynisme des années 90, ce film recrée à merveille ce qu'est l'adolescence au tournant du siècle et la difficulté de croire en l'avenir quand plus rien ne semble avoir de sens.
  5. Monsters, Inc. (Peter Docter & David Silverman)
    Les gens chez Pixar réussissent encore une fois à créer un univers crédible, captivant et nous raconter une histoire venant toucher directement à nos cordes sensibles. J'ai vu ce film un grand nombre de fois, avant et après avoir eu mes enfants, et je n'ai jamais été capable de passer la séquence finale sans avoir la gorge nouée par l'émotion et les larmes aux yeux.
  6. Donnie Darko (Richard Kelly)
    L'histoire ne tient pas vraiment debout, le jeu des acteurs semble volontairement décalé, mais le récit réussit quand même à nous divertir simplement par la gymnastique extrême qu'il fait faire à notre cerveau du tout début jusque à bien après que le générique ait fini de rouler.
  7. Ocean’s Eleven (Stephen Soderbergh)
    Un pur divertissement avec une distribution choisie avec brio. Soderbergh est ici en pleine possession de ses moyens, dans cet exercice de style parfaitement maîtrisé. L'humour, le rythme, les rebondissements visent en plein dans le mille.
  8. Shrek (Andrew Adamson & Vicky Jenson)
    Une bonne idée d'utiliser le concept des films parodiques et l'appliquer aux contes de fées. Je me serais passé des références contemporaines qui vont nuire à ce que ce film devienne un véritable classique dès qu'elles commenceront à dater, mais le film se réchappe grâce à la fin qui ne se termine pas du tout comme on l'aurait cru.
  9. 15 février 1839 (Pierre Falardeau)
    Falardeau était un grand cinéaste et ses idées n'étaient jamais aussi bien exprimées que lorsqu'elles servaient une histoire comme celle-ci. Ce film est important, car il raconte un pan de notre Histoire qu'on a trop souvent l'habitude d'oublier ou d'ignorer et qui permet mieux de comprendre qui nous sommes et d'où l'on vient.
  10. Vanilla Sky (Cameron Crowe)
    Je n'ai pas vu la version originale de ce "remake", mais contrairement à la critique et au public qui ont boudé ce film, j'ai bien aimé ce périple dans la tête d'un homme représentant à merveille la superficialité de son époque et la recherche obsessive de la perfection.

08 décembre 2009

Palmarès Années 2000 - 10 meilleures chansons de 2000

Le palmarès se poursuit, cette fois-ci avec la première entrée de la section Musique. 2000 fut l'année où j'ai commencé à faire des compilations sur CD, mon beau-père ayant installé un graveur CD sur son ordinateur. C'était encore laborieux comme entreprise, car je devais choisir mes pièces dans ma collection de disques, importer les musiques à partir de mes CDs, les convertir en format WAV et compiler le CD avant de le graver et tout ça, avec le hardware de l'année 2000. Un après-midi, en somme, pour faire ce que je fais maintenant en moins de 15 minutes en pigeant dans ma collection iTunes et en appuyant sur le bouton "graver".

Voici donc les chansons qui m'ont marqué en 2000:
  1. I Like Birds (Eels)
    Une chanson simple, directe et enjouée. Mark Oliver Everett a beau être un grand cynique misanthrope, il sait écrire des méchantes belles chansons joyeuses. Ironique que George W. Bush s'est servi de cet album lors de sa campagne électorale pour décrier la décadence de la musique populaire.
  2. Sheila, ch'us là (Loco Locass)
    Un rap engagé (et mélodique) en français, intelligent au niveau des paroles et innovateur au niveau du son. Loco Locass entre dans le paysage musical québécois par la grande porte.
  3. Un p'tit tour (Les cowboys fringants)
    Cette chanson de ce groupe issu de ma génération décrivait à merveille ma vie à l'époque, racontée ici de façon tendre et mélancolique.
  4. Optimistic (Radiohead)
    Après le grand succès de OK Computer, Radiohead prouve avec l'album Kid A qu'ils sont capables de continuer d'innover et d'expérimenter tout en nous offrant des chansons solides que l'on se plait à fredonner.
  5. Soon Forget (Pearl Jam)
    Pearl Jam commençait déjà à ce moment-là à devenir répétitif, mais cette petite ritournelle au ukulele est diablement efficace.
  6. Yellow (Coldplay)
    Difficile de faire une rétrospective musicale de 2000 sans mentionner cette mémorable chanson qui nous a fait connaître la formation britannique et dont le vidéoclip a rendu les imperméables jaunes sexy.
  7. I Am a Man of Constant Sorrow (The Soggy Bottom Boys)
    De la bande sonore de O Brother, Where Art Thou, des frères Coen, cette version de cette chanson issue du folkore américain est complètement envoûtante.
  8. Warning (Green Day)
    J'ai bien aimé cette phase plus acoustique dans le parcours de ce groupe punk.
  9. Don't Tell Me (Madonna)
    Madonna emprunte ici une voie moins dance qu'à l'habitude, tout en gardant une approche très contemporaine.
  10. Rose Rouge (St. Germain)
    À écouter avec l'être aimé, une coupe de vin à la main et les lumières tamisées.

03 décembre 2009

Palmarès années 2000 - 10 meilleurs films de 2000

Les années 2000 sont sur le point de se terminer et c'est déjà l'heure des bilans.

J'ai décidé de faire un palmarès des 10 années en cinéma et en musique. On commence donc avec mon Top 10 des meilleurs films de l'année 2000.
  1. Dancer in the the Dark (Lars Von Trier)
    Une comédie musicale scandinave avec une histoire extrêmement tragique mettant en vedette Björk dans le rôle d'une ouvrière aveugle cachant son handicap afin de pouvoir gagner suffisamment d'argent pour empêcher son fils de développer la même maladie qu'elle. Un des films les plus tristes que j'ai vus dans ma vie, mais un incontournable. L'approche est assez étrange, mais bizarrement, les chansons intégrées dans le récit ne nous font pas décrocher.
  2. Memento (Christopher Nolan)
    L'idée de nous raconter l'histoire d'un homme atteint de perte de mémoire à court terme en présentant les scènes du film en ordre anti-chronologique (de la dernière à la première scène) est non seulement un bon flash, mais est très bien utilisée dans ce scénario. On connait déjà la fin du film, mais c'est de savoir comment on s'y est rendu qui garde notre intérêt tout le long du récit.
  3. High Fidelity (Stephen Frears)
    Un excellent point de vue sur la musique et l'amour et à quel point les deux sont complémentaires l'un à l'autre. Faire un mixtape pour l'être aimé est un art en soi et il était important qu'on nous le démontre. C'est aussi le film où j'ai découvert Jack Black.
  4. La moitié gauche du frigo (Philippe Falardeau)
    Un faux documentaire qui soulève une foule de questions très pertinentes à l'aubve du XXIe siècle sur la vie, le travail, l'ambition et nos valeurs sociales.
  5. Billy Elliott (Stephen Daldry)
    Difficile de ne pas être ému par ce petit garçon dont le seul désir est de danser, danser, danser!
  6. Harry, un ami qui vous veut du bien (Dominik Moll)
    Je croyais que les années 80 et 90 m'avaient lassé à jamais des thrillers, mais cette variation française m'a réconcilié avec le genre, me prouvant qu'il était encore possible de rafraîchir la formule en lui incorporant un humour morbide, un récit fascinant et des personnages très texturés.
  7. Kirikou et la sorcière (Michel Ocelot)
    Un nouveau classique de l'animation pour enfants avec une approche à des milliers de lieues des longs-métrages de Disney, tant dans le style, le rythme et le propos et n'hésitant pas à aborder des thèmes plus durs.
  8. The Virgin Suicides (Sofia Coppola)
    Un film très beau sur une histoire sordide, une sorte de poème visuel avec une bande sonore mémorable.
  9. Best in Show (Christopher Guest)
    Un autre faux documentaire complètement loufoque, mais ce qui est le plus drôle, c'est que aussi absurdes et éclatés les personnages et les situations de ce film explorant le monde des concours de talent canin sont, on est probablement assez proche de la réalité.
  10. Unbreakable (M. Night Shyamalan)
    Sans contredit le film de super-héros le plus lent et avec le moins d'action de l'histoire du cinéma. Mais en même temps, le traitement très réaliste permet de nous donner le temps de réfléchir plus longuement sur les thèmes inhérents à la mythologie des comics américains.

27 octobre 2009

Se faire vacciner?

Je ne comprends pas vraiment la controverse qui entoure la campagne de vaccination pour la grippe H1N1. Il existe actuellement une variété de grippe virulente qui a touché un grand nombre de personnes autour du monde et on a produit un vaccin afin de réduire les risques de pandémie qui sera offert à la population en grande quantité.

Personnellement, ma seule hésitation à prendre ou ne pas prendre ce vaccin vient du fait que ça ne me tente pas d'attendre pendant 6 heures dans une salle d'attente d'un CLSC. Si je peux simplement me pointer quelque part avec mes enfants, me faire mettre l'aiguille dans le bras, signer quelques papiers et sacrer mon camp après avec l'assurance que j'aurai moins de chances de pogner cette souche de grippe, je ne vois pas trop où il y a un problème.

19 octobre 2009

Au pays des Maximonstres

J'ai toujours été un grand amateur de littérature destinée aux enfants. Lorsqu'elle est bien faite, elle offre souvent au lecteur une porte vers un monde imaginaire et une vision merveilleuse de la réalité difficiles à retrouver dans les oeuvres pour les "grandes personnes".

Malheureusement, la littérature française ne regorge pas de classiques pour enfants. Après les Fables de Lafontaine, Babar et Le Petit Prince, il ne reste plus grand chose. En revanche, la culture anglo-saxonne a un corpus beaucoup plus intéressant et en vieillissant, je m'y suis beaucoup intéressé et j'ai commencé à remplir la bibliothèque de mes enfants de ces classiques, comme Winnie-the-Pooh, How the Grinch Stole Christmas, Curious George, The Color Kittens, etc. D'abord en version anglaise pour qu'ils puissent profiter de la musicalité des rimes originales, puis après m'être rendu compte que mon accent anglais était trop mauvais et que de toute manière, mes enfants voulaient savoir ce qui se passait, j'ai finalement opté pour des traductions.

Le dernier en lice: Max et les Maximonstres (v.f. de Where the Wild Things Are, Maurice Sendak, 1963). Acheté en avril dernier, sachant que la version cinématographique allait sortir au cinéma au cours de l'année, ce petit livre est vite devenu le préféré d'Alice, ma fille de 3 ans. Quand je lui ai mentionné au passage il y a quelques semaines que le film allait sortir sur grand écran, elle s'est mise à m'en parler à peu près à tous les jours, débordante d'excitation, surtout après avoir vu la bande-annonce. Puis, depuis une semaine, elle réclame sans cesse que je lui fasse jouer en boucle la très bonne bande sonore originale du film, composée et interprétée par Karen O. des Yeah Yeah Yeahs.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, même si je suis un grand fan du réalisateur, Spike Jonze. Grand amateur de skateboard et ayant d'abord fait sa marque en réalisant des vidéoclips pour, entre autres, les Beastie Boys, R.E.M., Weezer et Fatboy Slim, sa filmographie n'est pas tout à fait "kid-friendly" (Being John Malkovich, Adaptation et Jack-Ass). Et les rumeurs entourant la production du film (qui devait originalement être distribué en salles début 2008) semblaient indiquer que Warner Bros. craignait que le film soit très difficile à vendre, car comportant des passages un peu trop effrayants pour les enfants et un contenu un peu trop adulte. D'autant plus que la version finale fut affublée de la mention PG (Parental Guidance), qui indique généralement qu'ils laissent aux parents le soin de juger si leurs enfants sont assez matures pour apprécier le long-métrage.

Donc, samedi après-midi, Alice et moi nous sommes engouffrés tous les deux avec un gros sac de popcorn dans une salle du cinéma Saint-Eustache. Fait intéressant: les 3 trailers de films à venir présentés étaient tous des histoires pour enfants adaptées par des cinéastes réputés: Alice in Wonderland, de Tim Burton, A Christmas Carol, de Robert Zemeckis et The Fantastic Mr. Fox, de Wes Anderson.

J'ai été fort agréablement surpris de me rendre compte que contrairement à tout ce que j'avais lu sur ce film, il s'agissait véritablement d'un film pour enfants dans la plus pure tradition. Je dirais même qu'à la limite, j'ai été quelque peu déçu, ayant probablement préféré par moments que Max, l'enfant joué avec brio par le jeune Max Powers, soit un peu plus turbulent et "sauvage". Je crois même que ma fille aurait été capable de prendre des Maximonstres légèrement plus effrayants et plus anarchiques.

Mais l'attrait principal de l'expérience fut de regarder les diverses réactions de ma fille qui, selon le moment du film, criait de joie, sautillait en tapant des mains, riait aux éclats, se collait effrayée sur moi ou pleurait à chaudes larmes. Juste ça, ça valait cent fois le prix du billet.

Et depuis deux jours, la seule chose qu'elle a en tête, c'est d'y retourner avec sa mère et sa soeur. En attendant, elle patiente en racontant ses bouts préférés du film à tout le monde, en relisant pour une centième fois son livre et en chantant sur le soundtrack qui joue dans la voiture.